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Lecture proposée : ENTRETIEN EXCLUSIF DE TOGOCITY AVEC DIMAS DZIKODO

source : www.togocity.com

Entretien exclusif de Togocity avec Dimas Dzikodo, directeur de publication du bihebdomadaire togolais FORUM DE LA SEMAINE, réalisé par la rédaction de togocity.com. Propos recueillis par Arsène Ouidiraogo


Togocity.com : Comment allez-vous et quel est votre état de santé depuis l’agression dont vous avez été victime?
Dimas DZIKODO :
Nous nous portons relativement bien et formulons pour vous nos vœux de bonheur et de paix pour l’année 2006. Nous voudrions aussi vous dire merci de nous avoir donné l’occasion de nous exprimer sur votre site sur l’actualité politique au Togo.
Nous devons en outre souligner que nous restons toujours émerveillé par le rôle de catalyseur que joue votre site dans la croisade contre la tyrannie et la dictature monarchique rampante qui s’installent sur la terre de nos aïeux, en demeurant fidèle à l’éthique et à la déontologie, dans le désert de vertus que traverse notre profession.
Ce constat qui force notre admiration conduira votre journal en ligne dans le Panthéon des journaux et sites qui auront le plus contribué à ce combat salvateur et bénéfique pour nos populations. Revenant sur notre état physiologique après l’agression dont nous avions ! été victime, nous dirons que nous continuons les séances de rééducation en vue de recouvrer la plénitude de nos moyens. En outre des analyses médicales se poursuivent pour découvrir la nature du poison que les Chiens de Garde de la Forteresse des tyrans ont bien voulu nous inoculer pour s’assurer que le virus de la mort achèvera l’œuvre de démolition de notre personne qu’ils ont entamée. Nous restons cependant optimiste et déterminé pour l’aboutissement heureux de notre combat pour le rayonnement de notre pays, et pour le bonheur collectif.

Togocity.com : Y a-t-il une chance pour que vos agresseurs soient recherchés et poursuivis devant les tribunaux ?
Dimas DZIKODO :
Nous ne nous faisons aucune illusion quant aux suites judiciaires de notre agression. Notre pays, depuis des lustres, s’est vautré dans une culture générale de l’impunité, et nous ne nous attendo! ns pas à des miracles pour ce qui concerne une suite judiciaire de notre cas particulier. Les commanditaires de cet acte ignoble sont connus même si ceux-ci cherchent par le biais des confrères cupides et à la plume écartelée à couvrir leur forfaiture par la désinformation et le mensonge.
Il est dommage que le pouvoir cultive ce genre atypique de cancer parmi nos pairs pour se donner bonne conscience, et les victimes qui participent à ce festin de la falsification sont les talons d’Achille, les nains de notre profession, qui n’ont de consistance que leur panse et les béquilles du pouvoir pour dissimuler leur misère intellectuelle et morale.

Togocity.com : Quelles mesures concrètes a-t-on prises contre les auteurs des massacres qui furent perpétrés avant, pendant et après l’élection présidentielle d’Avril 2005 depuis la publication des rapports ? Quel sort a-t-on réservé aux conclusions des enquêtes de l’ONU, de la! LTDH, de la FIDH, d’Amnesty International, et celles du Gouvernement conduites par Me Joseph KOFFIGOH sur ces tueries ?

Rien simplement parce que les agresseurs sont en mission commandée pour la défense des intérêts d’une famille et d’un système, leur impunité se trouvant totalement garantie. Au Togo les violences gratuites exercées sur des populations civiles, des opposants, des défenseurs des droits humains ainsi que des journalistes, relèvent des faits divers qui n’entraînent aucune émotion et condamnation sincères du régime.
Et l’histoire nous montre chaque jour la politique du deux poids deux mesures dans la gestion des affaires de la cité, et aucun secteur de la vie publique n’échappe à cette dure réalité. A titre d’exemple lorsqu’on vous considère comme une menace potentielle au système ou coupable d’atteinte à l’honneur de la famille régnante au Togo, il faut savoir bien se tenir. Les exemples sont légions : Dah! uku Péré, Gabriel Agbéyomé Kodjo, Gilchrist Olympio, le Prof.Gnininvi, Me Agboyibo, Claude Améganvi etc. On vous livre à la vindicte populaire et à toute forme de persécutions. Que dire de l’escadron de la mort, conduit par des figures connues de la monarchie dans une expédition punitive contre cet Homme d’Affaires français, Gérant du Restaurant Bar Lomé Rivage qui eut le malheur de voir échouer sur les rivages de son exploitation, la dépouille d’un nageur qui eu la particularité d’avoir un lien de sang avec le Chef de l’Etat de fait ? Le malheureux vit la destruction de ses installations et a dû quitter définitivement le Togo nuitamment par le Bénin.
Nous pouvons multiplier les exemples pour démontrer, si besoin en est, que le Togo baigne, par excellence, dans l’impunité avec ses milices et autres soldats acquis à l’efficacité de l’usage de la violence pour défendre les intérêts corporatistes et partisans.
Dans notre cas, nos Conseils disposent d’un! faisceau d’indices et de preuves impliquant certains membres des forces de sécurité dans ce qui nous est arrivé. Reporter sans Frontière, à qui nous rendons un hommage mérité, n’a pas hésité un seul instant pour parler d’une « agression politique ». Robert Menard, Léonard Vincent et les autres ont vu juste. A partir de cet instant, la piste est toute dressée et les agresseurs sont faciles à trouver pourvu qu’une bonne dose de volonté politique soit au rendez-vous. Jusqu’à ce jour, la moto que nous conduisions et l’un de nos portables retrouvé, on ne sait où, sont gardés toujours à la police judiciaire contre tout bon sens malgré mes multiples démarches pour les récupérer. Le procès verbal de l’enquête policière est remis directement au Procureur de la République et n’est même pas enregistré au secrétariat de la Justice. Nos avocats, après moult procédures, n’ont pas réussi à rentrer en possession, ne serait-ce que d’une copie, de ce PV et à l’heure où nous vous parlons, à ! notre su, aucune information judiciaire n’est ouverte à ce sujet.
Et justement c’est contre cette culture de la violence et de l’impunité que nous devons mobiliser nos efforts car l’indifférence de certains dans ce combat est assez effrayante et il me semble que, par couardise et par ignorance, certains se replient dans le silence et la résignation. On croit toujours que cela n’arrive qu’aux autres et cet extrait du poème de Niemoller au sujet de tragédie juive est significative à plus d’un titre « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je ne suis pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, je ne suis pas Juifs. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai rien dit, je ne suis pas catholique. Puis ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester »!

Togocity.com : Est-ce que depuis cette épreuve vous sentez- vous en sécurité au Togo ? Dimas DZIKODO : Comment peut-on se sentir en sécurité quand on sait que ceux qui ont tenté de nous assassiner sont toujours en liberté et qu’ils peuvent récidiver à tout moment ? Les harcèlements contre notre personne et les intimidations sont loin de prendre fin.
Mais nous croyons qu’une protection efficace ne se trouve qu’en Dieu et c’est sur LUI d’abord que nous comptons tout en demeurant assez prudent et vigilant dans nos déplacements. Nous avons encore en mémoire les menaces pressantes dont nous fûmes l’objet pour avoir publié dans les colonnes de notre journal, une déclaration de MO5 mettant en cause le Clan GNASSINGBE d’avoir mis l’économie togolaise en coupe réglée.
Quelle institution de l’Etat avait cherché à vérifier la véracité des faits allégués ? Aucun! e ! Pas plus que la Commission nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage économique dont le bilan affiche davantage ses prouesses dans la démolition de ceux qui gênaient la sérénité du festin des fauves que la moralisation de la vie publique et sociale. Ainsi va le Togo, la Suisse africaine d’une minorité de prébendiers de la République.

Togocity.com : Quel est le degré de liberté dont jouit la presse dans le nouvel environnement politique né du coup d’état militaire du 5 Février 2005 ?
Dimas DZIKODO :
Il n’est un secret pour personne que la situation du Togo est précaire et peut conduire à plus ou moins long terme à de graves crises politiques aux conséquences incalculables. Depuis le 5 Février 2005, avec la nomination de Faure GNASSINGBE comme Chef de l’Etat par l’Armée en remplacement de son défunt père, nous sommes, de plein pied, entrés dans une nouvelle ère politi! que chargée de graves incertitudes. Les événements tragiques qui en découlèrent lors de la parodie électorale sont assez révélateurs de la nature du nouveau régime.
EYADEMA avait une grande ruse dans la gestion de la dictature. Les héritiers de cet avatar du totalitarisme manquent cruellement d’expérience et se livrent en plus à une rivalité féroce au sommet qui risque de précipiter la Nation dans l’abîme.
Au Togo, le constat est établi par tout observateur avisé, qu’il n’existe d’institution que la famille GNASSINGBE. Tout part d’elle et retourne à elle et à elle seule. Dans cette configuration toute l’architecture constitutionnelle mise en place n’est que le vernis qui couvre la face de la dictature fasciste et militaire au service d’une famille et de ses affidés. Dans ce contexte, peut-on réellement parler de LIBERTE DE LA PRESSE ?
Dès lors qu’on s’autorise à dire la vérité, on devient de facto ennemi ! du régime et on peut à tout moment être l’objet de toute sorte de persécution et d’attentat. Nos pairs qui jouissent des faveurs du régime sont ceux là qui ont renoncé à observer l’éthique et les règles fondamentales qui scellent le socle de la déontologie de notre profession.
Ensuite, s’il faut mettre des textes au diapason international le jour, et la nuit, ruer avec des gourdins, des pistolets, des gaz lacrymogènes et des poisons sur des journalistes qui ont à cœur de bien accomplir leur tâche, pour essayer de mettre fin à leur existence terrestre, le bon sens peut facilement rendre son verdict sur la question.
Lorsqu’un journaliste, en quittant sa salle de rédaction, n’est pas sûr de regagner sain et sauf son domicile, par crainte d’individus cyniques à la solde de qui on sait, tapis dans l’obscurité prêts à l’éliminer, pourquoi voulez-vous que nous disions qu’il y a la liberté de la presse au Togo ? Ce n’e! st donc pas sans raison que les organisations de défense des libertés et des droits humains continuent d’exercer leurs pressions sur ce régime afin qu’il puisse accepter d’emprunter le chemin lumineux de la démocratie qui assure à nos voisins les moyens de leur développement. La Presse privée est aussi malade que toutes les institutions contraintes dans leur fonctionnement d’assurer et de défendre les intérêts matériels et moraux de la famille régnante.
Bref pour que la presse soit effectivement libre, il faut faire émerger un nouvel environnement de droit qui assure l’égalité de tous les Togolais devant la LOI et les dispositions réglementaires en vigueur dans notre pays. Nous avons du travail à faire et cela nécessite la mobilisation de tous pour abattre l’hydre de la tyrannie qui continue d’oppresser les esprits libres et engagés pour la défense de l’intérêt collectif des Togolais.

Togocity.com : Il semble que vous! avez subi des menaces de la HAAC pour l’article "13 janvier ou la fête aux gros sous : esquisse de devis de l’édition 2005:1,5 milliards" publié dans les colonnes de votre organe ?
Dimas DZIKODO :
Effectivement suite à cet article publié dans la parution n° 121 du 12 janvier 2006 de notre organe Forum de la Semaine, nous avions été sommés par la HAAC de nous présenter illico-presto dans ses locaux, avec dans les mains, les devis dont nous avons faits allusion dans l’article comme preuves. Evidemment, nous avions dit au Président de la HAAC, M. Filip Evégno, qui nous a appelé personnellement au téléphone pour nous le signifier, que nous ne comprenons pas pourquoi c’est la HAAC qui doit nous enjoindre de nous présenter, en moins d’une heure, avec des preuves, étant donné que l’article en question n’incrimine en rien cette institution et nous ne comprenons pas, au demeurant, pourquoi la HAAC doit se substituer à ! la Justice pour nous demander les preuves d’un écrit. Il y a eu une longue altercation entre lui et nous et après il a raccroché. Le ton n’était pas du tout amical.
Nous ne voulons pas du tout croire que le Président de la HAAC, qui avait déjà affirmé publiquement qu’il « remercie les autorités togolaises d’avoir eu confiance en lui pour le placer là-bas » alors qu’il était élu par l’Assemblée nationale, se sente aussi redevable vis-à-vis de ces autorités au point de se laisser utiliser par ces dernières dans le but de museler la presse indépendante. Ce serait vraiment regrettable car lorsque Filip et moi, travaillions ensemble quelques mois plus tôt, nous n’avions jamais vu Me Agbodjan, l’ancien Président de la HAAC, l‘appeler pour lui demander de se présenter avec la preuve d’un quelconque article. Nous ne voulons pas croire que Filip Evégno, qui a subi la même injustice que nous, arrêtés et torturés dans les locaux de la Direction Générale de la Police Nationa! le puis déférés à la prison civile de Lomé pour un délit imaginaire de « tentative de diffusion de fausses nouvelles » veut devenir maintenant l’instrument de l’oppression contre la presse indépendante. Même si l’on sait que la machine RPT est tellement perverse au point que toute collaboration n’amène qu’à la compromission. Même si nous avons vu, par le passé, d’authentiques opposants s’approcher du RPT pour finalement devenir ses avocats contre les intérêts du peuple. C’est un engrenage. Quand on y met la main, on y laisse le bras.

Togocity.com : Que vous inspire la décision de Faure GNASSINGBE de célébrer le 13 Janvier qui n’est même pas la date de l’accession de son père à la tête du pays mais plutôt celle de l’assassinat du père de l’indépendance togolaise ?
Dimas DZIKODO :
De notre point de vue, la célébration de cette fête va distendre davantage le fragile équilibre int! er ethnique et livrer le Togo à des aventures sans lendemain. Il n’ y a aucune logique dans la célébration de cette date aujourd’hui, au moment où des voix s’élèvent partout pour que le Gouvernement s’attèle à réconcilier les Togolais afin qu’ensemble, ils se consacrent à la reconstruction de la Nation.
Comment peut-on prétendre réhabiliter une haute personnalité arrachée tragiquement à l’affection du peuple tout en se réjouissant de sa mort en ripaillant le jour anniversaire de son assassinat pendant que la date de l’Indépendance nationale est réduite à sa plus simple _expression ? On a beau inventer le concept vide de « Eyadèma, Père de la Nation » pour supplanter sa mémoire, Sylvanus Kwami Epiphanio Olympio est et demeure le seul Père de l’Indépendance de la Nation togolaise et par ricochet le seul Père de la Nation togolaise.
Faure peut-il encore rencontrer Gilchrist OLYMPIO pour qui cette date reste douloureuse et rappelle l’assassinat de son père ?
Comment peut-il lui proposer la formation d’un Gouvernement qui aura en son sein des membres de l’UFC ?
Comment un régime poussé dans son dernier retranchement dans cette sécheresse financière que traverse le pays, peut-il, sans vergogne, consacrer des centaines de millions de francs CFA pour fêter le crime dont s’est rendu coupable le Général EYADEMA ?
Après le 23 Septembre où nous avons vu la sarabande des guignols de la sécurité plastronner devant la Nation endeuillée par leur goût du sang, c’est la grande parade du défilé du 13 Janvier qui est servi au peuple togolais, devenu la risée du monde entier. Il est encore temps que la communauté internationale interpelle le pouvoir FAURE-KODJO pour mettre fin à cette imposture et ces actes de provocation répétés des paisibles populations togolaises.

Togocity.com : Quelle est, face à ce tableau sombre de la situation politique ! du Togo, la stratégie de l’opposition pour sauver le peuple togolais qui apparemment, a choisi la résignation et le silence ?
Dimas DZIKODO :
Les rapports de forces ne sont pas proportionnels face à la dictature militaro-clanique. Au moment où l’opposition raisonne politique, le RPT est sur un terrain purement militaire avec les moyens de l’Etat et les armes de guerres très sophistiquées ! Toutefois, le comportement de l’opposition dans cette tragédie est inexplicable d’autant plus qu’au moment où le peuple attend d’elle des actes tendant à rééquilibrer les rapports de forces sur le terrain par une union sacrée seule pouvant conduire à nouveau à une mobilisation populaire, elle reste malheureusement divisée sur la stratégie à adopter et malin serait celui qui prédirait quel serait son avenir après les élections législatives. Mais nous faisons confiance au peuple togolais dont le discernement reste intact. Nous souhaitons! l’union des forces de l’opposition pour mettre fin à ce drame dont le Togo est le théâtre. Nous restons optimiste qu’elle trouvera dans ses tréfonds les ressources nécessaires pour la relance du combat pour la démocratie au Togo.

Togocity.com : A votre avis les Togolais ont-ils perdu tout espoir de faire triompher les exigences démocratiques au Togo, et si oui que faut il faire ?
Dimas DZIKODO :
Il faut admettre que les événements sanglants qui ont marqué le dernier scrutin ont laissé un goût d’amertume et de révolte chez nos compatriotes. Le manque d’énergie dans le combat, du côté de l’opposition, pour que les criminels soient châtiés conformément à la LOI est au demeurant inexplicable.
Mais un peuple ne s’avoue jamais vaincu et le pouvoir risque d’être surpris, lui qui considère qu’avec les armes on peut soumettre indéfiniment un peuple à rester l’échine courbée. Le peuple togolais triomphera nous en sommes persuadés. Les révolutions se sont toujours données les leaders qu’il faut pour faire aboutir leurs causes. Celle du Togo n’en sera pas une exception.

Togocity.com : Votre mot de fin
Dimas DZIKODO :
Nous devons avoir en esprit que, quelle que soit la nature de ce régime, elle ne demeurera pas éternellement invincible. Nous devons penser à la génération future. Quel Togo voulons-nous lui léguer en héritage ? Pour ce faire, nous devons avoir le sens de la loi de la semence à savoir que l’on ne récolte pas sur le champ ce que l’on a semé. Mais tôt ou tard, il grandira et portera ses fruits. En bien ou en mal, tout acte que nous posons aujourd’hui nous rattrapera. Il est temps d’aiguiser notre sens patriotique et de faire vibrer nos fibres nationalistes.
Nos pères et mères ont défié des montagnes hostiles et des eaux mugissantes pour y frayer un chemin p! our nous. Aujourd’hui, si nous traversons les failles d’Alédjo ou passons sur le pont sur le fleuve Kara à Awandjélo, nous ne nous demandons pas combien de Togolais sont tombés au cours de l’érection de ces chefs-d’œuvre. Et pourtant, et pourtant, Dieu seul sait...
Non ! Nous n’avons pas tout donné. L’ancien Président américain Roosevelt disait que « quand le chemin devient dur, seuls les durs continuent le chemin ».
Une nouvelle hideuse chaîne de la dictature monarco-despotique se tisse au bout de l’ancienne au Togo. Mais, aussi longtemps que le Togo aura besoin de tous ses fils pour s’édifier tant en bien qu’en mal, nous constituerons, quant à nous, les maillons faibles de cette chaîne pour l’amener à se briser. A chacun de jouer sa partition comme il est appelé à le faire. Après, nous rendrons tous compte au Créateur tout en étant comptable devant l’Histoire. Que l’Eternel bénisse notre pays, le Togo !

Togocity.com: Nous vous remercions




Citations
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. « Nelson Mandela



 

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